Live 2010 DVD

14,50

Olivier Briand

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Description

Live 2010 @ Inexaa, Nantes

DVD-r vidéo 16/9 PAL

90 minutes

Le monde musical d’Olivier Briand est nettement plus complexe et divisé que celui d’Alpha Lyra. De la MÉ progressive où les rythmes entrecroisés et aléatoires cohabitent avec des atmosphères immensément spatiales et électroniques. C’est sans doute l’une des musiques les plus cosmiques que j’ai entendu depuis les belles années de Software. Little Planet in the Sun ouvre avec des vagues de synthé qui s’entrecroisent avec des sonorités tant spatiales que symphoniques où les réminiscences de Klaus Schulze et Tangerine Dream se font subtilement sentir. Statique l’intro flotte dans un univers sonore à la fois caustique et métallique avec des souffles de synthé sardoniques et des stries pulsatives qui s’enlacent sous des frappes de cymbales et des bruits électroniques. C’est un épais bouillon cosmique en constante ébullition avec un riche environnement galactique d’où s’échappe de faibles balbutiements séquencés. Un peu après la 8ième minute, Little Planet in the Sun devient plus chaleureux avec un mouvement séquentiel ondulant qui ceinture un doux synthé harmonieux dont les solos qui en émergent sont très lyriques et musicaux. Par contre, cette 2ième portion de Little Planet in the Sun offre une rythmique concise car en bute avec la dualité des harmonies d’un monde divisé entre l’abstrait et la musicalité qui tiraille ce premier titre d’Olivier Briand. Défilant en une seule longue pièce ininterrompue, la section d’Olivier Briand est garnie de rythmes qui sont constamment fractionnés et abruptement déviés vers d’autres tangentes plus pondérés ou encore plus désarticulés. Les lasers et images sont en harmonie avec ce monde sonore divisé et hybride avec un montage nerveux et une belle fusion entre les écrans et le synthésiste Français. Les rythmes sont parfois anarchiques comme dans Big Planets I et II ou superbement fluides comme dans Outside System, le court et fantomatique Big Nebula avec ses séquences aux approches de xylophones, mais ils ont toujours des tournures imprévues comme dans le Parc Astronomique qui est un merveilleux rapprochement avec l’univers éclectique et métallurgique de Ramp. Difficile à apprivoiser, Olivier Briand l’est certes. Mais sa musique est d’une belle fluidité harmonieuse morcelée par des drames dessinés dans le cortex très créatif du synthésiste Français. On ne peut rester de marbre devant les approches mélodieuses de Big Planets II et les approches jazzées de Strange Galaxy, quoique plus délicat, et de l’énorme Death Star. Bien que forts indisciplinés et très aléatoires, les brusques structures rythmiques d’Olivier Briand sont immergés d’un monde sonore très électronique où solos de synthé tortueux croisent des mugissements éclectiques qui déchirent le cosmos de longues plaintes musicales parfois éthérées mais souvent caustique. SpaceFish Live Inexxa est un beau DVD d’une MÉ diversifiée qui est collée sur de superbes images. La portion d’Alpha Lyra est aussi belle que sa musique, alors que celle d’Olivier Briand commande une plus grande ouverture d’esprit tant il peut être imprévisible et indomptable, sauf que les écoutes font découvrir une musique aux effluves d’un Jarre audacieux. Une belle invitation à plonger dans l’univers qui me semble bien fourmillant que celui de Patch Work Music.
Sylvain Lupari – Guts of darkness

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