Live 96

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Olivier Briand

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Description

Live à Fleuriaye 1996

 

Tracklist

  1. Gladiators  11:55
  2. Old Mystery  12:25
  3. Marcato Synfony  8:00
  4. Around the World  12:15
  5. Traversee du Rubycon  12:40
  6. Prophetic Steps  9:40
  7. Final Blues  3:48

Total Time 71:07

 

Olivier Briand commença son concert par un premier morceau inédit « Gladiators », très mouvementé, un morceau en perpétuelle évolution, laissant apparaître des passages de séquences et d’accords violents, contrastant avec des thèmes plus planants et mélodiques. Dans un esprit global qui n’est pas sans rappeler le Tangerine Dream actuel, Olivier démontra une maîtrise technique certaine, enchainant chorus et mélodies sur ses différents claviers. Le morceau suivant n’est pas inconnu, puisqu’il s’agit d’une version un peu plus longue de « Solar System », tiré du CD « Patch Work Music ». Un morceau lui aussi illustré par des projections de diapositives, d’Astronomie cette fois-ci. La première partie se terminait ensuite avec une version très allongée de « Old Mystery », qui cette fois commença par un solo de Korg Prophecy avec beaucoup d’écho. Le morceau était complètement retravaillé, et les séquences s’entremêlèrent à souhait, dans une direction assez proche du Peter Baumann de « Stratosfear » et « Romance 76 ». Divers effets de projections étaient là pour renforcer le dynamisme des séquences, ou mettre en valeur les différents climats plus statiques. Ainsi s’achève la première partie.Nous retrouvons Olivier pour commencer la seconde partie, après un bref entr’acte, pour découvrir un aspect plus méconnu de sa musique. En effet, rien de moins qu’une mini Symphonie ! Commençant le morceau au piano en solo, nous voilà bientôt entouré d’une myriade de sons d’orchestre échantillonnés, allant crescendo de la musique de chambre intimiste aux puissants développements symphoniques. Puis un deuxième morceau très différent, dans la vogue de la « World Music », s’intitulant « Around the world », il s’agit d’un voyage allant de l’Afrique à l’Asie, en faisant un tour par le moyen orient. On y retrouva des rythmes africains très « swinguant » (avec même un petit coté rap !), les samples de voix de pygmées du morceau « Aka Pygms » (figurant sur « Au delà des nuages »), et une transition vers la musique Iranienne, avec du Zarb et du Santour échantillonnés. (n’oublions pas que la musique ethnique est une seconde nature pour olivier, qui collectionne les instruments du monde…) Nous nous retrouverons finalement en Inde, avec un solo de Sitar impressionnant, accompagné de rythmes de tablas complexes en 24 temps.Olivier Briand pour sa troisième partie, nous proposa cette fois une musique plus contemporaine, baptisée humoristiquement « Traversée du Rubycon ». La scène alors très peu éclairée nous dévoila ici un impressionnant déluge d’effets spéciaux qui plongea les spectateurs dans un flot de faisceaux multicolores en mouvements, au rythme d’une musique de plus en plus psychédélique, terminant par un étonnant solo se transformant en cris de chat qu’on étrangle ! Le morceau suivant « prophetic steps », était pour sa part radicalement plus commercial, voir dansant, en évitant toutefois la monotonie de la techno. Une mélodie très simple basée sur le rythme et de nouveau effets spéciaux (une grosse boule à facette) redonnant du tonus au show. Le final était en fait un duo, avec l’apport de Christian Gérard à la guitare électrique. Jouant une sorte de Blues/Rock électronique, on y entendit une sonorité très Froesienne et saturée, rappelant même un certain « djimi H… » un bref rappel reprenant le thème principal de ce morceau et le spectacle était déjà terminé. Une réussite totale et très professionnelle quand au résultat, ayant surtout eu le mérite de la diversité des styles et la qualité des participants (qui s’imposent maintenant comme des références françaises). De plus, les moyens mis à disposition, confort et acoustique de la salle, quantité et diversité des effets lumineux, ont permis d’apprécier la musique électronique comme rarement on en a l’occasion.

 

Voici, présentées dans ce CD de 70 minutes, les nouvelles créations d’Olivier Briand, connu pour ses spectacles et son album « Au delà des nuages… ». Cet album a la particularité d’avoir été enregistré e lors d’un concert que l’artiste donna un soir de Février 96. Comme d’habitude, les ombres sonores se parent de leurs plus beaux atouts pour évoluer, danser et puis rire, pour exploser dans un florilège de couleurs et d’ambiances souvent accompagnées de séquences cristallines et fugaces. L’univers d’Olivier Briand évoque de biens des manières celui de Christopher Franke. Cependant, il ne s’agit aucunement d’un triste pompage, mais plutôt d’une inspiration intelligente partant effectivement de bases posées par le musicien allemand. La musique reste donc très personnelle, avec une utilisation malicieuse de sons, de rythmes et de timbres tourbillonnants donnant des échos seventies une image rajeunie car subtilement adaptée aux années 90. Olivier Briand n’est pas un artiste passéiste qui s’attarde sur des principes, des recettes trop souvent rabâchées d’une manière souvent misérable. Ce disque est pour les amoureux de l’école allemande et les autres, une démonstration exemplaire de ce qu’un musicien chevronné, en écoutant la sagesse de son maître (chaque musicien a le sien) a su produire… La preuve irréfutable qu ‘Olivier Briand, en plus de posséder un réel talent de créateur, sait sans cesse repousser les limites de son inspiration, et c’est cela qui fait que l’on se souviendra de ses albums. L’originalité dans la tradition existe bel et bien, et mérite d’être revendiquée, car ce « live » présente véritablement un travail intelligent qui s’écoute avec grand plaisir. Chacun aura évidemment ses préférences, mais l’ensemble reste une réussite. Olivier Briand devra un jour ou l’autre être reconnu par beaucoup, musiciens ou non, non pas comme l’un des nombreux survivants fanés de l’ère post-« Berlin School » mais au contraire comme son plus ardent défenseur. En effet, sa personalité ne déforme pas cette tradition : elle la sublime…

Olivier Brigand « La lettre de musique » 1998

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