Light Memories

14,50

Olivier Briand

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Description

Critiques

Un CD orienté vers une musique mélodique, inspirée par Vangelis, utilisant le fameux CS80 yamaha et du fender Rhodes.

« Light memories », c’est un savant mélange de lutte gréco-nantaise. Il est évident que le son caractéristique du Yamaha CS-80 nous plonge dans une ambiance proche de celle de Vangelis, mais jouer d’une façon totalement différente. Je ne connais qu’un seul musicien capable de cette prouesse, c’est le multi-instrumentiste Olivier Briand. Il n’a pas à rougir de la comparaison avec Vangelis tant sa patte est reconnaissable. Quoique dans certains titres je n’aurais pas été surpris de trouver parfois l’autre nantais, l’ami du Bois Hercé, face au CS-80 tant certains passages m’ont rappelé ses mélodies enchanteresses.

Bref, c’est un très bel album, bien à sa place dans la discographie du musicien nantais, un objet que j’invite tout le monde à découvrir pour pénétrer en douceur le monde électronique d’Olivier Briand. – Yann Coulange

 

Avec « Light Memories », Olivier Briand nous offre un album hommage à Vangelis. Non, ne fuyez pas, je sais que parfois les CD estampillés « dans le style de Vangelis » nous infusent des mélodies trop faciles, avec le talent du musicien grec en moins.

Mais pour Light Memories, il n’en est rien. Le musicien  Nantais a pu disposer d’un Yamaha CS80 et du Rhodes MKII, ce qui lui a permis de composer et d’improviser avec les sonorités propres au compositeur de Bladerunner et de restituer son univers sonore parfois pur, parfois complexe et abstrait et parfois même jazzy. Il y a même quelques clins d’œil explicites comme dans la part V qui comportent quelques notes de Pulstar.

De plus,Olivier Briand a suffisemment de créativité pour ne pas se contenter d’un travail de reconstitution. Il inclut dans cet album sa patte personnelle, ses mélodies originales et magnifiques, et ses délires musicaux dont il a le secret.

Finalement, il n’y rien de surprenant à ce que le sorcier des studios Nemo trouve un de ses plus brillants echos dans le CD d’un des meilleurs compositeurs de la cité de Jules Verne. – Charles Coursaget

 

L’influence de Vangelis sur le développement musical et les orientations expérimentales d’Olivier Briand est au cœur de son évolution et de son ouverture sur l’art de la MÉ. Conçu dans les interstices des sonorités épiques du Yamaha CS80, “Light Memories” se veut un intermède dans la carrière du synthésiste Nantais où ce dernier rend un hommage sonique à Vangelis. Flanqué d’un piano Fender Rhodes Mark II, Olivier Briand élabore 15 titres qui s’inspirent des mélodies orientales dont les arômes évocatrices fuient les panoramas musicaux de Blade Runner et au-delà. « Light Memories Part I » entame l’ouverture de “Light Memories” avec une approche ambiosphérique. Des notes éparses, sonnant comme un mélange de guitare acoustique et d’un koto japonais, tintent dans des brumes industrielles qui rappellent le noir univers de Blade Runner. D’abord évasif, le titre accouche d’une belle approche mélodieuse qui coule comme des étoiles sifflant dans un ciel noir. Chacune des 15 parties de “Light Memories” est nouée par un délicat fil sonique qui fait le lien entre les différents styles de cette symphonie commémorative en égard du Yamaha CS80 tel que manipulé par le musicien autodidacte Grec. « Light Memories Part II » suit les douceurs lunaires de « Part I » avant de s’agiter de soubresauts symphoniques qui rappellent la période de China. « Part III » suit avec des ions pulsatoires qui bondissent de leurs résonnances sous des nuages prismiques imbibés de pépiements cosmiques. Le rythme est lent et pulse avec entêtement dans les bancs de lignes nasillardes, alors qu’une autre ligne de synthé vocalise un dialecte électronique. Le rythme se détache de son emprise morphique avec d’autres séquences qui pétillent et sautillent librement, tressant une figure de rythme statique qui tournoie dans une structure plus électronique où chante ce synthé aux fascinantes vocalises robotiques. Suit le très beau « Part IV » et son piano Fender Rhodes qui fait chanter ses notes esseulées dans des brumes de mélancolie. C’est un beau titre léger qui flotte entre nos deux hémisphères avec beaucoup de mélancolie. « Part V » enchaîne avec une marche électronique cosmique où pulsent d’énormes ventouses organiques dont le bruit des succions étend sa magie vers les tonalités d’élytres de soie. Le synthé brode une litanie de sérénité cosmique qui détonne dans ce rythme statique plus près du tintamarre et de l’exploration sonique. « Part VI » est une très belle mélodie où les séquences papillonnent en cercle et le synthé chante la liberté. « Light Memories Part VII » boucle la première moitié de “Light Memories” avec une très belle sérénade électronique imprégnée d’une absolue tendresse. Épousant un peu la démarche du lent rythme pulsatoire de Chariots of Fire, « Part VIII » fini par étreindre une ambiance de lounge avec un synthé aux solos qui empruntent les odeurs de trompettes nasillardes. Le Rhodes étend des syllabes avec une fine prose harmonique digne des improvisations des soirées de free-jazz. Très léger, « Part IX » étale ses chants célestes dont les souffles de Pans s’arriment aux poussières cosmiques du très larmoyant « Part X ». »Part XI » s’inspire de la prose asiatique de « Part II » mais avec un rythme plus soutenu. « Part XII » est une autre belle sérénade lunaire qui se sifflote sur le bord de la solitude. Délicat et très beau, sa mélancolie plonge dans l’étonnant down-tempo aux allures de doux jazz qu’est « Part XIII » et de sa surprenante ligne de basse. Il y a quasiment un parfum arabique sur ce titre. On avance vers la finale et pour ce faire, Olivier Briand nous offre son joyau en « Light Memories Part XIV » dont la superbe ballade se perd dans des souvenirs de Direct. C’est très bon et on n’a jamais vu venir. « Light Memories Part XV » clôture cette fantaisie sonique avec une immersion de bizarreries et bruits hétéroclites analogues/digitaux qui rappellent tout le travail de minutie qui entourait les grandes œuvres électroniques. “Light Memories” est un album plus personnel à Olivier Briand qui se fait plaisir en travaillant avec les instruments d’une de ses principales sources d’inspiration. Il y a beaucoup de clin d’œil aux œuvres de Vangelis derrière cette fascinante aubade électronique où les bruits et les étranges ambiances s’assemblent afin de créer une multitude de mélodies qui s’arriment à des rythmes imaginatifs. Et même dans l’expérimentation, Olivier Briand réussit toujours à broder des mélodies qui font sourirent les oreilles. Principalement pour les fans de Vangelis, “Light Memories” reste un fascinant album pour ceux qui veulent comprendre les cheminements des structures électroniques.

Sylvain Lupari _ Guts of Darkness

 

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CDR slim

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